La Ville du Tignet

L’origine du nom serait «Castrum de Antinhaco» nom donné au camp romain qui couronne la crête du Tignet et qui deviendra successivement De Antinoco puis De Antinieto pour se transformer peu à peu en Le Tignet.
Mais ce camp romain avait été d’abord un camp ligure dont les légionnaires romains s’étaient emparé.

Histoire

On sait que la façade méditerranéenne a été peuplée depuis des millénaires. De nombreux vestiges mégalithiques montrent qu’entre Var et Siagne vécurent dès l’âge de bronze des populations celto-ligures.

En bordure de la commune, il existe des «camps ligures» enceintes préhistoriques constituées de remparts en partie écroulés, situés sur les points hauts.

Le col dit de Collebasse, point le plus élevé du Tignet est encadré de deux sites ligures, le camps des Luchous dominant de hautes falaises grises à l’Est, et le sommet de l’Eouvière, à 667m d’altitude, pris par les romains constitué d’une muraille de pierres sèches de 2 à 3 mètres de hauteur sur 3m d’épaisseur, doublée ou triplée de murettes moins importantes sur les faces plus accessibles .

Ces camps étaient surtout utilisés comme refuges, l’absence d’eau interdisant une occupation prolongée.

Les ligures, éleveurs et agriculteurs devaient vivre normalement sur les pentes riches en sources descendant vers la plaine.

La période romaine s’étend de 154 avant J-C et 472 après J-C, les légions romaines battirent les ligures sur les bords de l’Apron qui est l’ancien nom de la Siagne ; apron venant du mot latin aper signifiant sanglier. Les sangliers sont encore nombreux sur les pentes boisées de la Siagne.

Les Romains occupèrent alors l’Eouvières poste d’observation remarquable encore utilisé de nos jours pour la surveillance des feux de forêts.

Les romains créèrent de vastes exploitations agricoles et développèrent le Tignet, ce développement s’acheva avec l’effondrement de l’empire romain et les invasions barbares vers 472.

C’est vers 410 que le monastère des îles de Lérins étendit son rayonnement vers l’interieur et se poursuivit malgré les invasiondes wisigoths, des burgondes et des sarrazins .

A partir du XI e siècle les moines étendirent leur domaine vers l’interieur grâce à de nombreuses donations.

Du XIe au XIIe siècle, c’est un retour à la paix et à la prospérité.

 

En 1112, la Provence orientale entre Siagne et Var devenait possession des Comtes de Provence.

Les villages furent fortifiés, et on vit apparaître sur la moindre butte un château ou une tour : Ainsi le «Castellaras» château garnison fut construit à la fin du XIIe siècle parfois dénommé «château des Sarrazins» ou «château des Templiers» ne semble avoir aucun rapport ni avec les uns ni avec les autres.

L’âge d’or du Tignet du XIIe au XIVe siecle

Les moines établis aux îles de Lérins créent des établissements agricoles en remontant le cours de la Siagne, ainsi débute une renaissance médiévale. Le territoire du Tignet se couvre de terrasses et de murets pour favoriser les cultures.

Durant cette période le commerce prit un grand essor avec Grasse, Fayence et Draguignan ; Le grand chemin devint de plus en plus fréquenté .

La Peste Noir et l’anéantissement

C’est en 1348 que la peste fait son apparition en Provence, par le port de Marseille, puis des bandes de pillards vont déferler sur la Provence en brûlant villages et récoltes.

Ainsi en 1400 Cabris et Le Tignet sont vides d’habitants .

Le Tignet restera « territoire inhabité » jusqu’en 1699.

De 1703 à 1790, l’histoire du Tignet est étroitement liée à celle de Cabris .

La Communauté du Tignet depuis la Révolution

En 1790, la commune du Tignet devient indépendante dans le cadre de la nouvelle organisation administrative de la France .

Septembre 1794 Jean Daver réunit à la maison du Tignet le premier conseil municipal, et fait une demande de secours pour les 150 habitants de la commune.

1817 : Achèvement du nouveau cadastre.

1833 : création d’une école primaire avec instituteur.

1858 : Construction du bâtiment de l’école.

Parallèlement une activité économique prend naissance : papeterie, minoterie, scierie, fabrique de tuiles, un four à chaux et fabrication de charbon de bois.

En 1905 :l’éclairage public fait son apparition.

En 1926, après la guerre la population du Tignet n’est plus que de 126 habitants.

En 1946, nouvel exode, la population n’est plus que de 118 habitants.

L’absence de main d’œuvre entraîna l’abandon de nombreuses cultures en particulier celles des plantes à parfum, terrains et terrasses tombent en friche.

C’est en 1958 qu’un premier renversement de tendance apparaît.

En 1962, on compte plus de 400 propriétés bâties.

La croissance du village est spectaculaire : en 1986, on comptait 900 habitants, 20 ans plus tard on en compte presque 3000.